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AINSI VA LA VILLE……….AINSI VA DORD (3)

LE COMITÉ DE DÉFENSE DE L’HÔPITAL PUBLIC D’AIX-LES-BAINS ECRIT À……….

Rappelons tout d’abord que ce comité de défense de l’hôpital public d’Aix-les-Bains s’est créé à un moment où Dord défendait mordicus la construction d’une clinique privée à Drumettaz-Clarafond, avec une aide très forte des finances publiques. Il expliquait lors des réunions de quartiers que le transfert de la maternité aixoise était non seulement nécessaire mais inéluctable. Ce qui avait pour conséquence, à court terme, de réduire l’activité de l’Hôpital Public au strict minimum ( médecine générale et longs séjours). Le transfert de cette Maternité n’était qu’un moyen pour Dord de justifier les subventions versées à la Générale de Santé. D’où l’opposition de notre Parti et du Comité de Défense à cette opération.

L’apport financier des collectivités locales se faisait au détriment du Service Public Hospitalier mieux à même d’assurer l’accès pour tous à une médecine de qualité (si l’Etat lui en donne les moyens).

Le refus de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (ARH) de subventionner ce projet de clinique a conduit les responsables de la Générale de Santé à renoncer à ce projet et à revoir l’orientation chirurgicale de la Clinique Herbert.

Concernant l’Hôpital Public nous demandions qu’il se mette en liaison étroite avec le Centre Hospitalier de Chambéry. Les rapports de la Cour des Comptes sur l’Hôpital allaient dans le même sens et c’est l’orientation qu’impulse désormais l’ARH Rhône-Alpes.

Ce nouveau shéma hospitalier a conduit la présidente du Comité de Défense de l’Hôpital Public d’Aix les Bains à écrire, le 2 novembre la lettre suivante aux instances dirigeantes du Centre Hospitalier d’Aix les bains ( pour mémoire, rappelons que DORD est le président du Conseil d’administration du Centre Hospitalier) :

objet: la réorganisation de l’hôpital

Mesdames, Messieurs,

Suite à l’abandon par la Générale de Santé de son projet de construire à Drumettaz Clarafond une nouvelle clinique, l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) impulse une nouvelle composition de l’offre de soins sur le territoire de Chambéry/Aix-les-Bains.
De plus, la Générale de Santé ferme la Clinique Générale de Savoie à Chambéry et la clinique Herbert d’Aix les Bains abandonne certaines spécialités médicales: urologie, oto-rhinolaryngologie, ophtamologie, stomatologie, la chirurgie viscérale, vasculaire et esthétique pour constituer un pôle d’excellence en orthopédie, traumatologie et chirurgie du rachis.
Les spécialités abandonnées devraient revenir au Centre Hospitalier d’Aix les Bains pour conforter les urgences, la maternité et les soins de suite.
Pour que la population du territoire Aixois, de l’Albanais, des Bauges et de la Chautagne puisse bénéficier de soins de proximité de qualité, sans de dépassement d’honoraires, le Comité de défense voudrait que ses voeux en matière d’offres de soins soit entendu.
La réorganisation de l’hôpital doit porter sur une véritable complémentarité de l’offre de soins dans sa diversité et sa qualité avec l’hôpital de Chambéry. La réouverture du bloc opératoire devrait permettre d’offrir une chirurgie ambulatoire. Une réflexion sur la spécialisation de l’hôpital d’Aix les bains lui permettrait une rénovation et un redéploiement de ses activités.
Les usagers, la population concernés sont partie prenante dans cette transformation et voudrait être informés et consultés dans les décisions qui seront prises.
Nous comptons sur vous pour que soit tenu compte les désirs de la population,
et vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, nos meilleures salutations.

H. Boucher LES CHIRURGIENS DE LA CLINIQUE HERBERT EN COLÈRE

il serait injuste de ne pas signaler la colère des chirurgiens de la clinique Herbert que provoque l’abandon de spécialités par la Clinique Herbert. Une colère identique à celle des physiothérapeutes aixois lorsqu’on leur a signifié la suppression de leur métier au sein des Thermes Nationaux.
Sauf que pour se défendre , ces chirurgiens ont employé des arguments pour le moins contestables. Affirmer comme le fait un de ces chirurgiens que le coût d’une intervention en clinique privée est nettement inférieur à celui de la même opération en hôpital public est très contestable….Ce n’est pas nous qui l’affirmons mais d’éminents professeurs de médecine qui exercent en Hôpital Public (la liste complète sur le site www.mdhp.fr) :
«  …. le coût pour la Sécurité Sociale d’une intervention en clinique privée est inférieur à celui de la même opération en hôpital public relève de la falsification. Si le coût pour la sécurité sociale est parfois inférieur, c’est parce qu’une bonne part du séjour en clinique privée est pris en charge par la mutualité, les assurances ou le patient. Ces derniers coûts non comptabilisés par la Fédération Hospitalière privée concernent les dépassements d’honoraires, le surcoût pour chambre seule et pour…et pour…
……..
Affirmer que l’activité de ces cliniques est identique à celui d’un hôpital public, c’est méconnaître totalement les charges très particulières et très lourdes de ce dernier : prise en charge de plus de 80% des urgences, traitement de tous les cas difficiles y compris ceux provenant des cliniques privées après complications, infections en particulier qui relèvent maintenant , comme vous l’avez exigé, de centres identifiés publics ou participants au service public. Il en va de même pour la grippe dont vous définissez avec les hôpitaux publics (et non avec les cliniques privées) les modalités de prise en charge des formes graves.

Comparer les coûts sur 50 actes, c’est méconnaître tous les actes ou situations qui ne sont pris en charge que par l’hôpital public : les précaires sans couverture sociale et les patients n’ayant pas de mutuelle, les cas les plus complexes : greffes d’organes, de moelle, neurochirurgie, accidents vasculaires cérébraux, réanimation néonatale, maladies infantiles graves ou maladies orphelines etc. la liste en est fort longue et bien supérieure à 50.

Enfin, et ce n’est pas la dernière des missions de l’hôpital public lorsqu’il est universitaire : l’enseignement des personnels médicaux et paramédicaux qui, une fois formés, permettront ensuite aux cliniques privées de travailler. Nous ne parlons pas non plus de la recherche, qui permet les progrès médicaux, et qui est une mission d’excellence des CHU. »

Nous arrêtons là nôtre citation; allez sur le site www.mdhp.fr , vous y trouverez des témoignages bouleversants tel celui du Professeur A. BENSMAN ,mis en ligne le 7 novembre 2009:
« Médecin à l’hôpital Trousseau depuis 1975, j’ai participé à un projet exaltant : faire de l’hôpital d’enfants Armand Trousseau un des premiers pôles de pédiatrie hospitalo-universitaire français. Nous avions atteint cet objectif, certaines équipes avaient même acquis une reconnaissance internationale.
Depuis quelques mois, un processus de destruction massive et brutale est en route.
»
et signez, si vous êtes d’accord, la pétition. Soutenons ceux qui méritent d’être soutenus……

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