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Ce qui attend nos physiothérapeutes rebelles

La presse locale s’est intéressée, avec à propos, au sort qui leur est réservé par le Gouvernement Sarkozy et son fidèle soutien local, Dominique Dord.

Reprenons les chiffres : 189 agents étaient concernés par le plan dit de ‘restructuration’ au 1e janvier 2009. 62 d’entre eux ont « choisi » d’abandonner leur statut de fonctionnaire pour continuer à travailler aux thermes. Les 127 autres ont « été pris en charge »  par la cellule de reclassement. Et sur ces 127 seuls 25 fonctionnaires ont été reclassés. C’est donc à juste titre que ces physiothérapeutes voient leur avenir toujours en gris foncé.

Ils risquent, à très court terme de le voir bien en noir. En effet, le gouvernement a préparé un décret plus qu’inquiétant. Il a été présenté aux syndicats le lundi 1er février. Il prévoit qu’un fonctionnaire dont le poste est supprimé puisse être licencié après 3 refus de postes alternatifs. Plus précisément, le décret met en place une période de « réorientation professionnelle », pendant laquelle il est « tenu de suivre l’ensemble des actions d’accompagnement prévues par son projet personnalisé et de répondre présent aux convocations de l’administration pour le suivi de la mise en œuvre de son projet » ça ne vous rappelle rien ?

« Le fonctionnaire dont l’emploi a vocation à être supprimé dans le cadre d’un projet de réorganisation ou d’évolution de l’activité du service dans lequel il est affecté peut être placé en réorientation professionnelle en l’absence de possibilité de réaffectation sur un emploi correspondant à son grade au cours de la période couverte par ce projet. »
Cette période de réorientation est d’une durée indéterminée. Elle se termine dans deux cas de figure : en cas de nouveau poste, ou «à l’initiative de l’administration, après avis de la commission administrative paritaire, après que le fonctionnaire ait refusé successivement trois offres d’emplois dans les conditions prévues à l’article 44 quater de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. » Le fonctionnaire est alors mis en disponibilité, sans salaire, ni traitement, ni emploi. Le décret prévoit ensuite la possibilité de le licencier ou de le mettre en retraite d’office: « Le fonctionnaire qui refuse successivement trois postes qui lui sont proposés en vue de sa réintégration peut être licencié après avis de la commission administrative paritaire ou s’il a droit à pension, admis à la retraite. »

Aucune autre motivation à ce licenciement n’est définie. Aucune condition n’est imposée aux postes proposés, tels l’éloignement géographique ou le statut. Cette mesure est « profondément normale» nous explique le ministre du Budget chargé de la Fonction Publique, Eric Woerth.

Et DORD qu’en dit-il ? …Il continue d’approuver sans état d’âme la politique de Sarkozy : elle protège si bien les privilégiés du système.

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